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Nouveau record pour l’investissement immobilier mondial : 1 800 milliards de dollars

Nouveau record pour l’investissement immobilier mondial : 1 800 milliards de dollars

  • Selon le rapport « Winning in Growth Cities », publié par Cushman & Wakefield, hausse de 18% du volume d’investissement, due à la poussée des investisseurs asiatiques
  • Si New York conserve son titre de plus grand marché immobilier mondial en termes de volume, la ville sort pour la 1ère fois du top 5 pour les investissements étrangers
  • Hong-Kong monte dans le classement et intègre le top 5 mondial derrière Los Angeles, Londres et Paris
  • Avec une croissance de 22% depuis l’année dernière, Londres renforce sa position de ville qui attire le plus d’investissements étrangers
Selon Cushman & Wakefield et sa toute dernière étude annuelle « Winning in growth cities », les investissements sur le marché d’immobilier d’entreprise ont enregistré une hausse de 18% dans le monde en glissement annuel. Ils ont atteint un volume record de 1 800 milliards de dollars, à comparer à 1 500 milliards de dollars enregistrés en 2017, et ce malgré l’incertitude géopolitique, et le ralentissement du cycle économique.


« Winning in Growth Cities » analyse les flux d’investissements mondiaux en immobilier d’entreprise, et classe les villes en fonction de leur attrait pour les investisseurs. Cette hausse de 18% trouve son origine en Asie, à la fois source importante des capitaux et destination d’un volume croissant d’investissements. Les investissements en Asie représentent en effet 52% du volume mondial, et les acquéreurs asiatiques pèsent 45% des investissements à l’international.

Carlo Barel di Sant’Albano, Head of Global Capital Markets chez Cushman & Wakefield, commente : « Il existe une multitude de géographies et de profils de risques, et il n’existe pas de pénurie en investissements immobiliers. Nous constatons en effet que de nombreux investisseurs augmentent leur exposition à l’immobilier, et adaptent leurs stratégies en fonction de la variabilité de l’offre et de leur tolérance au risque. Ces facteurs-clés détermineront la tendance future des volumes d’investissement ; au vu de l’environnement actuel, ils pourraient fort bien croître de près de 2% d’ici l’année prochaine. Cette croissance sera probablement poussée par les flux de capitaux étrangers, mais les investisseurs devront regarder de près les changements structurels du marché locatif, qui pourront constituer en même temps opportunités et défis. »

David Hutchings, Head of Investment Strategy, Capital Markets EMEA chez Cushman & Wakefield et auteur du rapport, affirme : « S’il existe des risques évidents, que d’aucuns qualifieraient de croissants dans l’environnement macro, peu de signes laissent en revanche présager une fin de cycle ou une récession imminente. Grâce à une croissance économique stable et durable, l’inflation ne constitue pas une menace aussi sérieuse que redouté. Néanmoins l’inflation constitue une raison suffisante pour que les banques centrales demeurent sur leurs gardes dans la plupart des secteurs. Par conséquent, la hausse des taux d’intérêts devrait être lente à mesure que les liquidités engendrées par l’assouplissement quantitatif continueront de baisser.
La possible nouveauté de l’année 2019 pourrait être une augmentation de l’offre si certains investisseurs changent de stratégie et prennent leurs bénéfices, tandis que d’autres sont mis en difficulté par l’augmentation des coûts de la dette et le besoin de fonds propres, et d’autres encore partent en quête de partenaires pour leurs investissements et leurs développements. »

Dans le palmarès des villes, New York demeure le plus grand marché immobilier au niveau mondial, suivie par Los Angeles, Londres et Paris, qui remonte dans le classement pour occuper la quatrième place, juste devant Hong Kong. Les acquéreurs internationaux continuent de favoriser Londres, dont la première place reste imprenable, tandis que New-York passe de la deuxième à la sixième place en raison d’une combinaison de prix élevés, d’un dollar fort, et d’une demande locale très concurrentielle. Dans le top 10 tous investissements confondus, six villes se trouvent aux États-Unis, l’Europe et l’Asie en comptant chacune deux. En dépit de l’incertitude politique concernant la nature de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Londres conserve sa position de premier marché européen, notamment grâce à plusieurs transactions très médiatisées dans les immeubles de bureaux.

Au niveau régional, la croissance totale des transactions en Amérique du Nord est assez faible, avec une hausse de seulement 0,6% sur l’année. Dans les autres régions en revanche, les volumes ont enregistré cette année leur plus fort taux de croissance en trois ans, avec une augmentation de 32% de l’investissement en Asie Pacifique et de 16% en Europe.

Pour la première fois depuis l’édition de cette étude, New York n’est plus dans les cinq principales destinations des investissements internationaux, à la suite des tensions internationales poussant certains investisseurs à se retirer, mais principalement en raison d’un marché très concurrentiel et de prix élevés. Bien que l’Amérique du Nord ne soit pas représentée cette année dans le top 5, la région conserve six villes dans le top 25, à l’instar de 2017.

Pour la neuvième fois en dix ans, Londres occupe la première place en termes d’investissements immobiliers internationaux. Les investisseurs asiatiques, principale source de capitaux étrangers à Londres, ont fait grimper les volumes de transactions de 47% sur l’année pour atteindre 10,9 milliards de dollars. Les immeubles de bureaux londoniens constituent leur cible principale, ce secteur concentrant 94% des investissements de l’Asie-Pacifique dans la capitale anglaise.

En termes de flux de capitaux internationaux, quatre des villes du top 5 sont européennes. Paris et Amsterdam conservent respectivement leurs  troisième et quatrième places pour la 2ème année consécutive, tandis que Madrid intègre le top 5 pour la première fois depuis 2009. Berlin est la seule représentante allemande dans le top 10, ce qui constitue une différence notable par rapport à 2017, l’Allemagne dominant alors le classement avec trois villes – son record à ce jour. En dépit de cela, les villes allemandes conservent des niveaux soutenus de demande et sont nombreuses dans les 25 destinations principales d’investissements internationaux.

Nils Vinck, Head of Capital Markets chez Cushman & Wakefield France , conclut : « La 3ème place de Paris dans ce classement international est un signal fort pour le marché hexagonal ; elle est aussi confortée par une 1ère place en ce qui concerne les actifs de bureaux. Cette position est de bon augure pour la tenue du marché de l’investissement hexagonal en 2019, où nous anticipons un volume d’investissement de 28-29 milliards d’euros ».

Cushman & Wakefield