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MarketBeat France Commerces T3 2018

Magali Marton

Directrice Serv Etudes

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Ce qui suit est un résumé

MARKETBEAT France Commerces T3 2018

Barometre du Marché et des Enseignes. Un horizon légèrement brumeux :

Faible marge de manœuvre

Le cumul des dépenses de consommation des ménages sur les 8 premiers mois de l’année s’est maintenu à un rythme légèrement positif (+0,6% à fin août). Durant les vacances d’été, les français ont privilégié les transports (+10% en août) et les biens durables (+6,5% en août). Le secteur alimentaire est resté stable sur les 12 derniers mois et le textile, largement mis à mal ces derniers temps a repris quelques forces au 2ème trimestre (+0,7%), soutenu par une météo plutôt clémente.

Les données disponibles de volumes de chiffres d’affaires ont donc suivi cette tendance avec 2 mois consécutifs de hausse des ventes en équipement de la personne en juin et juillet, toujours stimulé par le secteur de la chaussure et maroquinerie. Largement plébiscité par les consommateurs, et grâce à une offre qui ne cesse de se renforcer, le secteur de la restauration affiche les meilleurs chiffres de croissance de 2018 avec +6,6% en moyenne et rejoint les performances relevées en 2017. Les centres- villes (BIG FERNAND, CÔTÉ SUSHI, PINK MAMMA) et la périphérie (IT TRATTORIA, LA PIADINERIA, TUK-TUK)

restent des cibles privilégiées par les enseignes en phase de développement à la recherche d’emplacements à fort passage (restauration thématique, régionale ou internationale).

Les excellents résultats relevés en électroménager en juin (+8 points par rapport à janvier 2018), auront contribué à maintenir le niveau des ventes en équipement de la maison en positif sur les 12 derniers mois consécutifs (+4,8%). L’indice des ventes en magasins non spécialisés à dominante alimentaire a augmenté de 3 points depuis le début de l’année, reprenant l’ascendant depuis mai dernier sur les magasins spécialisés (+1,3 points).

L’année apparaît complexe pour le commerce spécialisé selon PROCOS, qui affiche un recul spectaculaire des chiffres d’affaires de -11% en septembre après un été assez médiocre (-4,3% en juillet, -1,9% en août). Le cumul annuel sur 9 mois affiche une tendance négative à -3,4%, principalement pénalisé par les centres commerciaux de centre-ville (-5,5% en cumul 9 mois et -14,1% en septembre). Le format le plus résilient reste à ce stade la périphérie qui affiche malgré tout un recul des ventes, y compris dans la catégorie des retail parks (-2,8% en cumul à fin septembre).

Ce déclin des performances du commerce spécialisé laisse peu de marge aux potentielles perturbations liées à la mise en place du prélèvement à la source à partir de janvier 2019. Ses effets sur le pouvoir d’achat constituent une inconnue de poids dans l’équation du marché des commerces de détail.


Centres-Villes en mouvement

Paris / province à égalité

Après l’effervescence générée en province par la restructuration du Grand Hôtel-Dieu à Lyon en avril dernier, l’activité des commerces de centre-ville au 3ème trimestre a rétabli un équilibre dans la répartition des signatures entre Paris et la province. La capitale reprend le lead notamment pour les activités « alimentation et restauration » (52%), « équipement de la personne » (54%) et « culture/loisirs/sports » (65%).

A Paris, le site Beaupassage a ouvert ses portes en septembre à proximité de Saint-Germain des Prés et accueille un « concentré gourmand » de signatures prestigieuses : en restauration avec les chefs Thierry Marx, Pierre Hermé, Anne-Sophie Pic, Yannick Alléno et alimentation avec la fromagerie Barthélémy ou la boucherie d’Alexandre Polmard. Ce positionnement volontairement haut de gamme conforte la vocation déjà acquise par la rive gauche de pôle gastronomique parisien. Son poids dans les signatures parisiennes reste néanmoins marginal au regard de l’activité recensée dans la capitale (20%). En revanche, le marché a été particulièrement dynamique dans le quartier du Marais en équipement de la personne avec les signatures récentes des enseignes LA GARÇONNIÈRE sur la rue des Archives, LEVI’S rue de Sévigné et 7 ALL FOR MANKIND sur la rue Vieille du Temple.

En province, Lyon reste en première place concentrant environ 12% de l’activité de l’année. Après l’arrivée de COS et SUPERDRY à Nantes dans le passage rénové de

« La Châtelaine », la fin d’année devrait voir la réouverture de la « Halle Boca » à Bordeaux à l’emplacement des anciens abattoirs sur plus de 5 000 m² de commerces et restauration. Il s’agit d’un projet mixte regroupant un food hall, mais aussi des bureaux et un hôtel 4*, programmation désormais familière des nouvelles réalisations commerciales en milieu urbain. Enfin, l’inauguration la halle gourmande au sein de la « gare du Sud » à Nice est attendue au 1er semestre 2019 sur environ 4 000 m².

Des trajectoires diverses

A Paris, grandes et petites surfaces maintiennent leur niveau de valeurs locatives hormis le secteur restreint des artères parisiennes du luxe et les Champs-Elysées pour lesquelles la forte demande exerce une certaine pression sur les loyers. En revanche, la situation est plus complexe sur la tranche des moyennes surfaces pour lesquelles une correction à la baisse est actuellement en cours. Il en va de même pour la province où l’attractivité de certaines villes de taille moyenne s’affaiblit par manque de flux, et affecte le niveau des valeurs locatives y compris dans le cas des petites surfaces.


Pour plus d'informations, n'hésitez pas à télécharger l'étude ci-dessus.

Cushman & Wakefield