Avis utilisation des cookies

Ce site utilise des cookies afin d'améliorer votre expérience utilisateur.

En utilisant ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies comme indiqué dans notre politique relative aux cookies. Consultez notre charte pour plus d'informations sur l'utilisation, la désactivation ou la suppression des cookies.

MarketBeat France Commerces T2 2019

Magali Marton

Directrice Serv Etudes

Directrice Serv Etudes

T: +33 1 86461095

Contacter

Ce qui suit est un résumé

MARKETBEAT France Commerces T2 2019. "D'ou l'importance d'être constant..."


Marques de confiance

Le ton a été donné en début d’année avec un retour progressif de la confiance chez les chefs d’entreprise et une défiance qui s’estompe au fil des mois. De -35,5 au plus fort de la crise des gilets jaunes en décembre 2018 à -12,4 en juin, les perspectives générales d’activité s’annoncent encourageantes pour les mois à venir, soutenues par un moral des ménages qui repart à la hausse sur les 6 premiers mois de l’année (+16% entre décembre 2018 et juin 2019). Cette dynamique va de pair avec un essoufflement graduel du mouvement social des Gilets Jaunes qui affecte particulièrement l’activité du secteur du commerce de détail dont l’indice n’a pas encore retrouvé son niveau de début 2018. Par ailleurs, une série de défaillances de commerçants et enseignes est annoncée pour le 2nd semestre et pourrait tempérer quelque peu l’optimisme de ce début d’été.


Retour à la raison

Les mesures visant à relancer le pouvoir d’achat ont eu pour effet vertueux de relancer certains postes de consommation et, notamment, les dépenses d’équipement du logement (+6,3% en un an en mai 2019), même si les chiffres de consommation des ménages restent plus faibles qu’en 2018 (-0,7% sur les 12 derniers mois par rapport à la période précédente). Le commerce spécialisé s’en sort honorablement avec une reprise des ventes au mois de mai (+2,1%) et juin (+0,3%) selon PROCOS, après un mois d’avril plutôt médiocre (-5,7%). Le cumul annuel à fin mai affiche une tendance négative (-0,6%) principalement pour les commerces de centre-ville (-1,7%), chiffre qui reste toutefois au-dessus des performances de 2018 et 2016. Les équipements de périphérie finissent la période avec une croissance nulle, les centres commerciaux restent les actifs les plus vulnérables, qu’ils soient localisés en centre-ville ou en périphérie. 


Coup de soleil sur les ventes

Dans l’ensemble, les ventes de la grande distribution enregistrent une progression de 2,2% entre janvier et mai 2019, petits commerces en tête avec 4,6%. Les hypermarchés (+0,6%) et surtout les supermarchés (-1,5%) se situent en queue de peloton, largement derrière la progression des ventes à distance (+3,6%). Ce rythme est suivi par certaines catégories de commerce spécialisé comme les meubles et l’électroménager (respectivement +5,5% et +8,1% entre janvier et mai 2019), la parfumerie/cosmétique (+4,4%) et le matériel de sport (+3,6%). Le textile, fidèle à la tendance de ces dernières années, reste à la traine avec une croissance néanmoins positive de 0,8% sur la même période, contrairement au bricolage (-0,4%).


« Transformisation » des cœurs de ville

Après plusieurs décennies d’uniformisation progressive des centres-villes, ces derniers entament aujourd’hui un changement de physionomie. Outre l’arrivée d’enseignes historiquement périphériques (bricolage, sport), on assiste à un retour des acteurs indépendants sur des artères prime de province. L’implantation de concepts stores innovants en lieu et place d’enseignes nationales offre une diversification au merchandising des centres-villes, effet bénéfique à leur survie. Cette renaissance fait appel à une nouvelle forme de créativité, et implique de mettre en place des partenariats entre enseignes et collectivités locales, qui se sentent de plus en plus concernées par l’avenir de leurs cœurs de villes. La proximité devient le maître-mot des programmes de revitalisation des centres-villes. L’Ile-de-France a concentré 60% des transactions locatives identifiées au 1er semestre dont 55% sur Paris, soit un peu au-dessus de la moyenne relevée depuis 2014 (51%). Le 2ème trimestre a été marqué par l’inauguration du premier magasin IKEA parisien dans le quartier de la Madeleine sur 5 400 m² répartis sur 2 niveaux. Avec les enseignes arrivées précédemment à proximité immédiate (BOULANGER, LEROY MERLIN), ce quartier adopte un positionnement résolument orienté vers l’équipement de la maison. L’autre évènement parisien de ces derniers mois concerne l’ouverture très attendue du concept EATALY dans le quartier du Marais, renforçant ainsi l’offre food & beverage de ce secteur fréquenté par une clientèle parisienne et touristique à fort pouvoir d’achat. En province, la Gare du Sud à Nice a inauguré son concept « food hall » en mai proposant une offre gastronomique créative et qualitative (bar à huitres, cookies, viandes grillées, cuisine locale, etc.), accompagnée de quelques enseignes complémentaires en non alimentaire de type « vintage » (KOTHAI, EMMAÜS, MAISON MAMMOUT’ ET COPAINS, etc..). A Lyon, les dernières opérations se sont majoritairement concentrées sur la presqu’île (MADE.COM, A.P.C.), qui constitue le cœur incontesté de l’activité commerciale du centre-ville.


Small is beautiful

La demande sur les surfaces inférieures à 600 m² reste forte sur les artères n°1, contribuant ainsi à maintenir le niveau de valeurs locatives sur le format « boutique ». Ce phénomène contraste avec les « moyennes et grandes surfaces » pour lesquelles les candidats sont moins nombreux, notamment en raison du repositionnement de certaines enseignes. En revanche, les artères du luxe, géographiquement plus concentrées, maintiennent leur attractivité auprès des enseignes spécialisées. Cette divergence d’appréciation entre artères n°1 et axes plus secondaires devrait s’accentuer dans les mois à venir.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à télécharger l'étude ci-dessus.

Cushman & Wakefield