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MarketBeat France Commerces T3 2019

Magali Marton

Directrice Serv Etudes

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Ce qui suit est un résumé

MARKETBEAT France Commerces T3 2019. "Le retail contre-attaque"

Un été sans trêve

Les signes de retour de la confiance perçus au 1er  semestre se sont confirmés durant l’été. Les chefs d’entreprise font à nouveau preuve d’optimisme avec un indice de perspectives générales d’activité toujours négatif mais qui remonte pour renouer avec son niveau de l’été 2018 (-9,8). Le climat des affaires du commerce de détail repart aussi à la hausse après un léger coup de frein au mois d’août. Cette dynamique reste toutefois suspendue à la reprise des mouvements sociaux de la rentrée : grèves de transports et potentiel retour des Gilets Jaunes conditionneront les humeurs et perspectives de la fin d’année. Néanmoins, ce qui est acquis semble déjà profiter aux consommateurs quant à leurs revenus. Les baisses de cotisations sociales et l’exonération partielle de la taxe d’habitation ont permis de lâcher du lest chez les ménages les plus en difficulté. Ce gain de pouvoir d’achat a ainsi contribué à maintenir la croissance de la consommation de certains postes de dépenses sur les 12 derniers mois (+3,8% en équipement du logement, +1% en biens durables), malgré une consommation globale à fin août de -0,8% sur les 12 derniers mois par rapport à la période précédente.

Bouffée d’air en centres-villes

Le retour à l’optimisme s’est traduit dans les chiffres d’affaires du commerce spécialisé, qui reprend du poil de la bête depuis mai selon les chiffres publiés par PROCOS. Les consommateurs se sont réconciliés avec les commerces de centres villes, principaux bénéficiaires de cette embellie, soutenus par une météo estivale favorable (+2,9% en juillet et +3,6% en août). A l’inverse, la périphérie perd 2 points en août, freinée principalement par les centres commerciaux (-1,4% en août). De son côté, le CNCC fait part d’une hausse des performances depuis le mois de mai avec une croissance du cumul de l’indice sur 8 mois à 0,7 %. Il  confirme également la bonne tenue des centres de cœur de ville.

Alors que les ventes de la grande distribution à dominante alimentaire sont globalement stables depuis le début d’année (+0,2%), les performances du petit commerce ont suivi une trajectoire plus erratique, notamment durant les mois d’été avec un cumul positif à +1,9% entre janvier et août. Divers secteurs relativement éprouvés jusqu’alors comme l’habillement ou les jeux/jouets ont montré des signes de reprise entre juin et août (respectivement +5,2% et +4,7%). Ces lueurs d’espoir interviennent à point nommé à l’heure où nombre d’enseignes revoient leurs stratégies de développement à la baisse, quitte à arbitrer de façon radicale dans le but de maintenir leurs exigences de rentabilité à grande échelle.

Eternels centres-villes

Le regain de fréquentation constaté durant la période estivale n’a pas apaisé les préoccupations des acteurs du commerce, que ce soit du côté des enseignes, des bailleurs mais aussi des collectivités locales. Si un certain nombre d’initiatives se mettent en place au sein de villes moyennes de province  identifiées par le plan « Action Cœur de Ville »,  il faudra attendre pour en constater les effets, au vu de la diversité des problématiques locales et du calendrier électoral des prochains mois. En attendant des résultats tangibles sur le marché régional, l’activité locative des commerces de centre-ville sur les 9 derniers mois s’est concentrée sur la région Ile-de-France (63%) dont 57% sur la capitale, au-delà de la moyenne des 5 dernières années (51%). L’Equipement de la Personne (vêtements, chaussures et bijouterie) a repris le pas sur le secteur Food & Beverage grâce aux mouvements du marché parisien sur ce secteur d’activité, notamment dans le quartier du Marais qui poursuit sa montée en gamme. Avec l’arrivée de VEJA rue du Poitou, ARISTOCRAZY rue des Francs-Bourgois ou DECKERS/UGG rue Vieille du Temple, la combinaison « premium/branchée » du quartier n’est plus à démontrer. Ce dynamisme renforce par ailleurs le poids de la rive Droite sur le marché parisien qui concentre à fin septembre 80% des opérations de l’année. Des mouvements sont attendus sur l’axe Rivoli, dont les diverses portions connaissent des destins différents, à commencer par le secteur « La Samaritaine » qui devrait émerger d’ici 2020. Avec l’ouverture du grand magasin DFS et de l’hôtel « Cheval Blanc », cet ilot végétalisé et partiellement piétonnisé s’imposera comme une nouvelle polarité commerciale générant une montée en gamme dans le secteur, formant un nouveau triangle stratégique avec Le Forum des Halles et le quartier du Marais.

Elasticité des valeurs

L’écart se creuse sur le marché des commerces de centres-villes, fortement conditionné par les variations de la demande et leurs répercussions sur les valeurs locatives. Les artères les plus attractives de Paris et des métropoles régionales (axes n°1 et artères du luxe), sont toujours très recherchées alors que, sur les rues secondaires, la demande est de plus en plus faible. Celle-ci est également dictée par la taille des surfaces; le format « boutique » à savoir les surfaces inférieures à 600 m² sont encore très prisées par les enseignes qui poursuivent leurs stratégies de développement. A l’inverse, l’attractivité des  « moyennes et grandes surfaces » tend à s’amenuiser, provoquant des mouvements baissiers sur les valeurs locatives de ces typologies de surfaces.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à télécharger l'étude ci-dessus.

Cushman & Wakefield