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Le marché reprend du souffle en attendant l’issue des prochaines échéances électorales

Ce qu’il faut retenir :

  • une croissance positive qui s’installe
  • une situation qui s’éclaircit pour certaines enseignes
  • une stabilité générale des valeurs locatives
  • un programme d’ouvertures intense pour les mois à venir
  • le poids des commerces en baisse sur le marché de l’investissement

Le premier trimestre 2017 a montré des signes de reprise, tout en restant suspendu aux résultats des prochains scrutins électoraux : tel est le fil rouge de l’analyse réalisée par Cushman & Wakefield sur l’évolution du marché des commerces durant les 3 trois premiers mois de l’année 2017.

Une reprise qui se confirme doucement

La croissance semble s’installer durablement malgré un niveau encore faible au 1er trimestre (+0,3% du PIB). Les prévisions annoncent pour l’année une hausse annuelle du PIB au moins égale à 2016 (1,1%), signe encourageant qui ramènerait le pays au niveau de la zone euro et des économies avancées. Après une fin d’année très stimulante, le début d’année a été plus hésitant, la consommation ayant été faiblement encouragée par un trop timide retour à l’emploi. Le 2ème trimestre et ses échéances électorales devraient annoncer la couleur pour le reste de l’année, toute décision importante étant désormais ajournée au début de l’été.

L’horizon se dégage pour certaines enseignes en difficultés en 2016.

Le rythme d’arbitrages se poursuit et certaines enseignes de textile sont toujours sur le marché, d’autres plus chanceuses, ont trouvé acquéreur et d’autres encore ne sont que partiellement tirées d’affaire, à l’exemple de l’enseigne Mim qui n’a trouvé preneur que pour 1/3 de ses magasins.

L’étude met ainsi l’accent sur les fortes disparités d’évolution et de stratégie entre les divers segments du secteur de l’équipement de la personne. « Le fossé se creuse entre le textile et la chaussure - particulièrement touchés par les effets de la crise économique et la montée en puissance d’une concurrence agressive - et le monde des cosmétiques qui, non content de résister, se développe à très grande vitesse sous tous les types de formats, que ce soit en centre-ville ou en centre commercial », précise Christian Dubois, Head of Retail Services France.

Peu d’ouvertures au 1er trimestre mais un pipe-line bien rempli

L’année 2017 devrait tenir ses promesses en termes d’inaugurations, avec près d’1,5 million de m² en attente d’ouverture dans les 9 mois à venir. Les surfaces nouvelles sont principalement attendues sous le format des retail parks, ces derniers représentant près de 60% des ouvertures totales à venir avec 78% de créations pures. « Rappelons qu’une partie seulement de ces surfaces verra réellement le jour, le taux de transformation pour les retail parks se situant généralement aux alentours de 60% » ajoute Christian Dubois.

L’année 2017 marque également le retour des magasins d’usine avec l’ouverture emblématique du centre McArthur Glen à Miramas sur 19 000 m².

Les valeurs locatives n’ont pas révélé de signes d’évolution significative avec une fragilité certaine pour les emplacements secondaires particulièrement exposés à la concurrence.

Un marché de l’investissement très calme

Le début d’année s’est montré assez faible en termes de volume d’investissement avec à peine 400 millions d’euros d’actifs commerciaux transactés à la fin du 1er trimestre, loin derrière le milliard du 1er trimestre de l’année précédente. L’attractivité du marché français a été particulièrement manifeste pour les commerces de pied d’immeuble, et les retail parks qui ont représenté conjointement près de 90% du volume total investi en ce début d’année.

La part du commerce s’est donc réduite à 10% du marché de l’immobilier d’entreprise banalisé, et semble d’autant plus faible que les volumes ont été très importants sur les autres segments du marché. Néanmoins, les opérations en cours laissent présager pour 2017 - sous réserve de l’absence d’un « tsunami » politique - un volume à la hauteur de l’année précédente.

« L’appétit des investisseurs est toujours solide, soutenu par une offre trop rare de produits de qualité, ce qui continue à pressurer les taux à un niveau historiquement très bas. Nous anticipons une montée en puissance régulière du marché d’ici la fin de l’année. » souligne Magali Marton, directrice des Etudes.

Une seule certitude demeure : l’évolution de tous les spectres du marché des commerces reste fortement conditionnée à l’issue des scrutins prochains, tant présidentiels que législatifs.

Etude complète disponible sur demande