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La Chine reprend la tete du classement des sites de production les plus attractifs au monde

La Chine reprend la tête du classement des sites de production les plus attractifs au monde

  • Cinq des 10 premiers sites de production mondiaux sont situés en région EMEA selon le classement « Manufacturing risk index » publié par Cushman & Wakefield, ainsi que huit des 10 premiers sites de production de pointe
  • En raison de la hausse des coûts salariaux, les entreprises qui nécessitent beaucoup de main-d’œuvre cherchent à s’implanter hors des sites traditionnels d’Europe occidentale et centrale.
  • Le Royaume-Uni est 31ème au classement général, mais 3ème du classement pour la production high-tech

Paris, 9 mars  2018 – La Chine reprend la tête du classement mondial des marchés de production les plus attractifs selon le classement « Manufacturing Risk Index » , une étude tout récemment publié par Cushman & Wakefield, confirmant son statut de locomotive de ce secteur. Le numéro un de l’an dernier, la Malaisie, est rétrogradé à la troisième place derrière la Lituanie.

« Manufacturing Risk Index » classe les pays selon un ensemble de facteurs risque / coût, notamment risque politique et économique, conditions de marché et coûts salariaux, afin d’évaluer de façon exhaustive l’attractivité de 42 pays à travers le monde.

La Chine est classée première de l’indice de référence en raison de la performance de sa supply chain et de ses réseaux d’infrastructures, qui offrent toujours une base fiable pour l’exportation, et ce malgré une délocalisation des productions les plus onéreuses vers des pays à faibles coûts en  Asie-Pacifique. La Malaisie est rétrogradée en troisième position passant du statut de site à faible coût, à centre de production à haute valeur ajoutée. Elle reste cependant extrêmement attractive et dispose de la réserve la plus importante de travailleurs qualifiés dans cette région.

La Lituanie est la deuxième destination mondiale la plus attractive en termes de production, avec des coûts salariaux les plus faibles des PECO (Pays d’Europe Centrale et Orientale), de 14 % inférieurs à la Pologne et 30 % inférieurs à la République tchèque. C’est le deuxième pays où il est considéré comme facile de développer une activité business en Europe Centrale et Orientale.

Classé en 31ème position, le Royaume-Uni a bénéficié de la dévaluation de la livre sterling depuis le vote sur le Brexit, ce qui a renforcé la demande de marchandises britanniques à l’étranger. Le Royaume-Uni se place devant les Pays-Bas (34ème), l’Allemagne (38ème) et la France (39ème), au classement mondial. Selon le résultat des négociations sur le Brexit, l’attractivité du Royaume-Uni en tant que plaque tournante pourrait toutefois être menacée, dans la mesure où une frontière stricte avec le reste de l’Europe augmenterait le coût des marchandises et perturberait les chaînes d’approvisionnement pan européennes. En ce qui concerne le classement portant sur la production de pointe, dans lequel seule la production high-tech est considérée, le Royaume-Uni occupe le 3ème rang derrière les États-Unis (1er) et Singapour (2ème). L’Europe occidentale domine, quant à elle, le reste du top 10.

Robert Hall, responsable Logistics et Industrial pour la région EMEA chez Cushman & Wakefield, commente : « L’implantation et les chaînes d’approvisionnement sont à nouveau des préoccupations-clés du secteur manufacturier. Les pays d’Europe centrale et orientale restent fortement attractifs et compétitifs à l’échelle mondiale, puisque le coût global de la main-d’œuvre y est relativement faible, et l’investissement dans les infrastructures accroît la connectivité avec le reste de l’Europe. Face à l’imminence du Brexit et au durcissement potentiel des contrôles frontaliers entre les États membres de l’UE, l’accent reste mis sur la libre circulation des marchandises et des travailleurs, afin de pallier la pénurie aiguë de main-d’œuvre en Europe ».

EMEA

La région compte cinq des dix principaux marchés. En Europe centrale, la proximité avec les pays d’Europe occidentale et l’amélioration des infrastructures avec de nouvelles autoroutes ont sensiblement renforcé l’attractivité de la Hongrie (classée 7ème), de la République tchèque (8ème) et de la Slovaquie (9ème). Même si les coûts salariaux ont augmenté ces dernières années, ils restent inférieurs à ceux des pays situés plus à l’ouest.

Ces hausses de salaires, ainsi que les pénuries croissantes de main-d’œuvre, ont à leur tour accru l’attractivité des sites plus à l’est, notamment la Lituanie (2ème), la Turquie (10ème), la Roumanie (16ème) et la Bulgarie (19ème). Outre l’avantage d’afficher les coûts de main-d’œuvre les plus faibles, la Lituanie n’a été détrônée par l’Estonie qu’en termes de facilité dans la pratique des affaires. Sur les sites de production émergents que sont la Turquie, la Roumanie et la Bulgarie, les infrastructures comparativement moins performantes, et l’incertitude politique, continuent de dissuader les industriels d’y implanter leurs usines.

En 2017, la France, l’Italie et l’Espagne ont enregistré la croissance la plus rapide de la production industrielle en glissement annuel en zone euro, en se classant respectivement 39ème, 38ème et 30ème. La baisse des salaires, combinée à une flexibilité accrue du droit du travail et à une main-d’œuvre hautement qualifiée, a contribué à la croissance robuste de la production industrielle dans ces pays depuis fin 2016.

L’auteur du rapport, Lisa Graham, responsable Logistics et Industrial Research et Insight en région EMEA chez Cushman & Wakefield, précise : « Après les récentes crises budgétaires et les programmes d’austérité en Europe du Sud, certains pays connaissent désormais une hausse de la croissance industrielle et attirent de nouvelles entreprises sur un marché extrêmement compétitif. L’industrie automobile espagnole est la deuxième en Europe, représentant 20% des exportations totales du pays, et joue un rôle-clé dans son rebond industriel. Il existe actuellement plus d’un millier d’équipementiers automobiles spécialisés en Espagne, ce qui les place au 6ème rang en termes de chiffre d’affaires, avec 17 sites de production automobile. La nouvelle usine de Ford Motors à Valence est la plus importante d’Europe, témoignant de la confiance dans les réformes du marché du travail en Espagne, et du soutien au secteur industriel ».

Asie-Pacifique

La Chine (1ère), la Malaisie (2ème) et Taïwan (4ème) occupent trois des quatre premières places au sein des classements mondiaux. Taïwan s’est forgé une réputation de fabricant de composants électroniques, et les Investissements Directs Étrangers (IDE) dans ce secteur ont atteint en 2016 leur niveau le plus élevé depuis six ans, soulignant une attractivité non démentie. La politique d’investissement des pouvoirs publics soutient également les secteurs des équipements, de la biotechnologie, des produits pharmaceutiques, des innovations « vertes » et de la défense nationale. Parmi les pays figurant dans le top 20, citons les Philippines (12ème), la Thaïlande (15ème), Singapour (18ème) et l’Indonésie (20ème).

L’industrie joue un rôle majeur dans la croissance constante de la région. Le PIB par habitant en Asie devrait augmenter de près de 25% au cours des cinq prochaines années, tandis que la Chine et l’Inde (respectivement 2ème et 6ème du classement mondial en termes de PIB) devraient afficher des taux de croissance de 30% dans la région. D’ici 2020, le secteur manufacturier dépassera potentiellement 20% du PIB des 60 plus grandes puissances économiques mondiales. En Chine, l’industrie devrait représenter encore une part non négligeable du PIB en 2025, à savoir 30%.

Amériques

Le Canada (5ème) et les États-Unis (6ème) figurent au top 10 dans les classements. Un environnement commercial porteur, des infrastructures de haute qualité, et la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée contribuent à leur attractivité en tant que sites de production.

Les annonces récentes de Toyota/Mazda et de Samsung concernant leur intention de réaliser des investissements supplémentaires dans de nouvelles usines aux États-Unis nourrissent les espoirs de rapatriement des activités. Suite à une annonce similaire de la part de son rival LG, Samsung a récemment rendu public son plan d’investissement de 300 millions de dollars dans la construction d’une nouvelle usine de production d’appareils électroménagers en Caroline du Sud.

Toutefois, l’hostilité affichée par Donald Trump à l’égard de l’ALENA (Accord de Libre-Echange Nord-Américain) fait planer des incertitudes sur l’avenir des chaînes d’approvisionnement en Amérique du Nord. Quoique peu probable à l’heure actuelle, un retrait des États-Unis pénaliserait le Mexique et le Canada en tant que sites de production.

Téléchargez l'étude complète ici : http://www.cushmanwakefield.co.uk/en-gb/research-and-insight/2018/manufacturing-risk-index-2018/

A propos de Cushman & Wakefield

Leader mondial des services dédiés à l’immobilier d’entreprise, Cushman & Wakefield accompagne ses clients dans la transformation des modes de travail, de consommation et de vie. Nos 45 000 collaborateurs implantés dans plus de 70 pays conseillent leurs clients, utilisateurs et investisseurs internationaux, dans la valorisation de leurs actifs immobiliers en combinant perspective mondiale et expertise locale à forte valeur ajoutée, à une plate-forme complète de solutions immobilières. Cushman & Wakefield compte parmi les leaders mondiaux de services en immobilier d’entreprise avec un chiffre d’affaires de 6 mds de dollars réalisé via ses lignes de métiers principales : transaction, investissement, gestion d’actifs immobiliers, facility management (sous la marque C&W Services), conseils aux utilisateurs, asset management (sous la marque DTZ Investors), project management et expertise. 2017 marque le centième anniversaire du label Cushman & Wakefield. Cent années durant lesquelles nous avons mis les idées de nos clients en action. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.cushmanwakefield.com, www.cushmanwakefield.fr ou suivez-nous sur @CushWakeFrance, sur Twitter