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Marche des commerces en France T2 2018

Marché des commerces en France – 2ème trimestre 2018

Chronique d’un ralentissement annoncé…

Ce qu’il faut retenir :

  • décélération de la croissance, ouvrant sur des perspectives de consommation modestes mais encore positives, principalement en biens de consommation courante.
  • rythme d’ouvertures plus soutenu qu’au 1er semestre 2017, porté essentiellement par les créations de centres commerciaux.
  • marché de l’investissement ayant bénéficié du poids des gros volumes (5 transactions de plus de 100 millions d’euros) totalisant près de 1.8 milliard d’euros investis à fin juin.

C’était à prévoir : le 2ème trimestre ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices pour le marché des commerces. Révision de la croissance à la baisse, conflits sociaux et décélération de la consommation ont en effet marqué le rythme de cette mi-année et modéré l’enthousiasme ressenti en tout début après une année 2017 performante. Le catastrophisme n’est cependant pas de mise et le 2nd semestre concentre les espoirs de reprise d’activité et de retour à une croissance plus soutenue.

Prévisions réalistes pour le 2ème trimestre

Les indicateurs économiques du 1er semestre auront donné raison au regain de prudence concernant les prévisions de croissance initiées en début d’année. Le 2ème trimestre, chargé au plan social, a été marqué par un ralentissement de l’activité dans tous les secteurs. Dans un contexte international tendu et peu favorable à la confiance, l’année devrait se terminer avec une croissance annuelle en-deçà de 2017 (2,3%) avec, en soutien, le recul du chômage qui se poursuit, et des chiffres de consommation qui semblent échapper pour l’instant à un quelconque effondrement, maintenant une timide croissance sur les cinq premiers mois de l’année (+0,6%).

Un semestre marqué par des ouvertures significatives

Au total, environ 200 000 m² commerciaux ont été créés au cours du 1er semestre. Il s’agit de créations dans leur majorité, qui devraient laisser la place aux extensions et restructurations programmées au 2nd semestre, pour représenter 54% des inaugurations comptabilisées en fin d’année, soit une part supérieure à 2017.

Avec Le Prado, Le Grand Hôtel Dieu et B’Est, les livraisons du semestre ont été supérieures à 2017 et révélatrices du dynamisme du marché des commerces en régions. Les projets inaugurés cette année illustrent pleinement l’importance de la part laissée aux activités de loisirs dans le merchandising d’un pôle commercial « nouvelle génération ».

Selon Christian Dubois, Head of Retail Services France, « L’ingrédient « Loisirs » devient la substance indispensable à la recette d’un projet commercial réussi, qu’il s’agisse d’un centre commercial, d’un retail park, ou de projets plus spécifiques comme les pôles hybrides ou mixtes. Le secteur des loisirs se structure et nombre d’opérateurs apparaissent sur le marché comme Airtrix qui a pris en charge l’ensemble des activités de loisirs du site « B’Est ». Par ce biais, le centre commercial redevient centre de vie et assure son attractivité auprès d’une cible de clients toujours plus exigeante » ajoute-t-il.

Investissement : ne boudons pas les bonnes performances du semestre

Le marché de l’investissement en immobilier de commerce a clos le semestre avec près d’1.8 milliard d’euros investis, soit une hausse de plus de 40% par rapport à la même période de l’année précédente. C’est grâce à 5 transactions de plus de 100 millions d’euros que le marché a pu atteindre ce niveau. Citons, entre autres,  la transaction-phare intervenue au 2ème trimestre du futur magasin APPLE sur les Champs-Elysées, comptant pour un tiers des opérations du 1er semestre. Il s’agit d’un fait nouveau qui tranche avec les deux dernières années où le marché était alimenté en grande partie par les volumes intermédiaires (20 à 100 millions d’euros), quasiment absents sur cette première partie de l’année 2018.

« Après un début d’année principalement alimenté par les transactions de commerces de centres-villes représentant près de 70% des opérations, l’activité devrait, selon les marketings en cours, reprendre du côté des volumes intermédiaires par le biais de nouvelles transactions de centres commerciaux et retails parks, mais aussi du côté des ventes de portefeuille qui n’ont représenté que 4% des opérations du 1er semestre (contre 18% sur l’année 2017) », précise Vanessa Zouzowsky, Head of Capital Market Retail.

Là encore, pas d’effondrement à prévoir, l’année devrait s’achever sur un montant sensiblement identique à 2017. Néanmoins, les investisseurs, comme l’ensemble des acteurs du commerce, restent vigilants et dans l’expectative de garanties sérieuses de reprise.

Téléchargez l'étude ici : http://www.cushmanwakefield.fr/fr/research-and-insight/2018/marketbeat-france-commerces-t2-2018

A propos de Cushman & Wakefield

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