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Le Marché Des Retail Parks En France

Magali Marton

Directrice Serv Etudes

Directrice Serv Etudes

T: +33 1 86461095

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Ce qui suit est un résumé

Apparues dans les années 70-80 sous l’impulsion essentielle des enseignes
d’ameublement, les zones commerciales se sont développées à l’entrée des villes, en
périphérie des grandes agglomérations hexagonales, sans réelle stratégie
commerciale.
Parfois adossées à des hypermarchés, sans contraintes horaires, sans promotions
concertées ni gestionnaires communs, ces espaces de consommation de première
génération ont séduit par leur visibilité, leur accessibilité, leur abondance et leur
politique de prix agressifs. Leur essor fut également facilité par les communes pour
lesquelles la taxe professionnelle générée représentait une source significative de
revenu.
Pourtant, ce commerce péri-urbain cristallise aujourd’hui un large consensus de
critiques qui le confrontent aux divers enjeux de son évolution, tant pour les
créations futures que pour la requalification des équipements existants.
Le constat le plus sombre est de nature esthétique. Résultant d’une absence d’unité
et d’alignement, la laideur de ces zones a empiré au gré de la pauvreté des
architectures, de l’obsolescence des bâtiments, et de l’incohérence anarchique des
enseignes et des panneaux publicitaires.
A cette somme de défauts, il conviendra d’ajouter l’engorgement des voiries lors des
pics de fréquentation de fin de semaine, l’insécurité des infrastructures,
l’inadaptation des équipements aux piétons et une propriété morcelée, éclatée,
représentative d’autant d’intérêts individuels divergents.
Face à cette situation alarmante, les pouvoirs publics ont initié une série de mesures
réglementaires visant pour certaines à limiter la création de nouvelles surfaces
commerciales (loi Royer 1973 – loi Raffarin 1996 et indirectement, loi Chevènement
1999 instituant la taxe professionnelle unique sur le territoire intercommunal), et,
pour d’autres à assurer des garde-fous environnementaux pour les supports
publicitaires (code de l’environnement – 1979 – règlement national des enseignes,
circulaire du 24 Février 1982).
L’application et l’efficacité de ces dispositions ne suffiront pourtant pas à résoudre
l’ensemble des problématiques rencontrées par les zones commerciales. Dès 1994, le
sénateur Ambroise DUPONT rédigeait un rapport destiné à “redonner le goût de
l’urbanisme” aux acteurs des entrées de ville. En 1995 naissait le Comité National des
Entrées de Ville. En 1997 étaient organisées les premières assises nationales des
entrées de ville et en 1998 Gérard LARCHER, Sénateur-Maire de Rambouillet publiait
un rapport intitulé “Les Territoires urbains et paysagers, pour un nouvel équilibre des
espaces périurbains”.
Conscient de la nécessaire mutation de ce marché et de l’efficacité de la
concertation entre intervenants, le Conseil National des Centres Commerciaux a créé
une commission spécifique pour être à la fois une instance de dialogue avec les
collectivités et les pouvoirs publics, et pour réfléchir ensemble à l’établissement
durable de normes de qualités en matière de paysagisme, d’architecture, d’enseigne
et de publicité. Cette commission a travaillé depuis juin 2003 et permis la rédaction
du label de qualité Valorpark.
De fait, le marché actuel de la promotion immobilière de périphérie s’inspire de plus
en plus du modèle des centres commerciaux dont la définition donnée dans les
statuts du Conseil National des Centres Commerciaux est : « un groupe de
commerces, conçu, planifié, réalisé et géré comme une unité ».